Les faits se sont déroulés dans une école de la ville de Molenbeek, en Belgique. Une petite fille de 3 ans aurait été agressée sexuellement par un de ses camarades de classe.

« Elle m’a dit qu’un garçon avait mis un doigt dans son ‘zouzou’ »

C’est la mère de la victime qui a d’abord remarqué que quelque chose n’allait pas. Elle explique avoir constaté que des cheveux manquaient sur le crâne de la fillette de 3 ans. « Quand je suis venue la chercher à la garderie, elle a couru dans mes bras comme à son habitude. Une fois qu’on a quitté l’établissement, elle s’est mise à pleurer et j’ai d’abord pensé qu’elle faisait un caprice. Puis j’ai vu qu’elle avait un trou important au niveau de ses cheveux. J’étais choquée car on sentait la peau de son crâne. »

Puis, au moment du bain, la mère de famille a remarqué que l’entrejambe de la petite était rouge. “Elle criait quand je la touchais. Une fois dans la baignoire, elle m’a dit qu’un garçon avait mis un doigt dans son ‘zouzou’, son vagin.”

Le lendemain, un pédiatre de l’hôpital Saint-Pierre a confirmé qu’il y a bien eu frottement dans le sexe de l’enfant et a redirigé la mère vers deux inspecteurs pour audition. « J’ai été auditionnée par deux inspecteurs. Ma fille témoignera à son tour d’ici quelques jours. »

Une affaire encore confuse

Le jeudi 24 septembre dernier, la maman est retournée à l’école pour que sa fille identifie le garçon. Toutefois, l’établissement scolaire lui a refusé l’accès. « Je ne savais pas qu’il fallait y aller avec un policier. Quand l’école a refusé de laisser ma fille reconnaître son agresseur, je me suis énervée et j’ai crié. Ce ne sont peut-être pas les choses à faire mais c’est mon bébé, j’ai agi en tant que parent. Il faut qu’on trouve ce garçon et qu’il soit suivi : commettre une telle agression à cet âge-là n’est pas normal. »

De son côté, la bourgmestre Catherine Moureaux confirme avoir été mise au courant de la situation. « Pour le moment, les choses sont encore assez confuses. Nous allons donc tenter d’y voir plus clair pour comprendre ce qui s’est passé. Dans tous les cas, notre préoccupation principale est la santé physique et mentale de l’enfant. »