Le drame s’est déroulé au Canada, le 20 août dernier dans un endroit isolé en forêt, à 150 kilomètres au nord de Buffalo Narrows. Une mère de famille de 44 ans campait avec son mari et leurs deux enfants de moins de 10 ans, lorsque qu’un ours noir l’a subitement attaquée, causant sa mort.

Le père de la victime était à l’autre bout du fil

Hubert Esquirol, le père de la victime, raconte que sa fille Stephanie Blais était au téléphone avec lui au moment de l’attaque. Elle lui parlait d’un problème avec la pompe à eau du chalet familial lorsqu’elle a été massacrée par un  ours qui s’est subitement rué sur elle.

L’homme encore sous le choc après une semaine de l’effroyable évènement tente encore de comprendre ce qui s’est passé : « J’ai entendu un drôle de bruit comme un grognement. J’essayais de lui parler, je l’appelais par son nom, mais elle ne répondait plus. Avec le recul, je constate que j’étais au téléphone avec elle quand l’ours l’a attaquée ».

Hubert Esquirol poursuit : « Curtis m’a dit qu’il se trouvait dans la cuisine, à environ une trentaine de mètres de Stephanie, lorsqu’elle a été massacrée par un  ours . Il a tenté d’asperger l’ours de gaz poivré, mais cela n’a fait que rendre l’animal plus agressif ».

Le père de la victime explique que son gendre est donc allé chercher un fusil dans la maison, avant de tirer sur l’ours à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’il soit maîtrisé : « Une fois que l’ours est tombé, Curtis s’est rendu compte que Stephanie n’avait plus de pouls. Il a tenté de lui faire le bouche-à-bouche, mais ses blessures étaient trop graves »

Les enfants de la mère de famille épargnés

Le grand-père se dit soulagé que les enfants de Stéphanie n’aient pas été blessés . Il déclare : « Je suis réconforté lorsque je pense que, moins de 30 secondes avant que Stéphanie ne soit attaquée, ses enfants jouaient à ses pieds. L’ours aurait très bien pu les tuer eux aussi ».

Hubert Esquirol n’en veut aucunement à son gendre et n’avait que des bons mots à son égard, soulignant qu’il avait fait tout ce qu’il pouvait et qu’il avait gardé son calme.

La Gendarmerie royale du Canada et le ministère de l’Environnement de la Saskatchewan indiquent qu’une enquête est en cours pour comprendre ce qui s’est passé, précisant qu’une nécropsie de l’ours allait être effectuée.
Il s’agit de la première attaque d’ours mortelle depuis 1983 en Saskatchewan.