L’autopsie réalisée après le décès d’une jeune femme de 24 ans à Saint-Jean-de-Liversay révèle qu’elle faisait une grossesse extra utérine et pourrait avoir été victime d’une hémorragie. Une information judiciaire est ouverte pour homicide involontaire et non assistance à personne en danger.

Le rapport de l’autopsie

La jeune femme enceinte décédée à Saint Jean de Liversay dimanche dernier faisait une grossesse extra-utérine. Du moins, c’est ce que révèle l’autopsie. Sa mort pourrait avoir été provoquée par une hémorragie intra-abdominale, selon les conclusions provisoires du médecin légiste. Elles doivent être confirmées par d’autres analyses « notamment toxicologiques et anatomopathologiques » indique le communiqué publié ce vendredi soir par le procureur de La Rochelle.

D’ailleurs, il a décidé d’ouvrir prochainement une information judiciaire pour homicide involontaire et non assistance à personne en danger. L’enquête doit maintenant déterminer s’il y a eu, ou pas un défaut de prise en charge du Samu.

Ses proches avaient appelé trois fois le Samu

La jeune femme originaire des Deux-Sèvres avait appris sa grossesse quelques jours auparavant mais n’était pas encore suivie par un médecin. Elle passait la soirée de samedi avec son conjoint et la famille de son conjoint quand elle a soudain été prise de vomissements et de diarrhées, puis de malaises. Vu son état, ses proches ont appelé par deux fois le Samu qui ne s’est pas déplacé. Ce n’est qu’au troisième appel, dimanche matin qu’une ambulance a été envoyée. Arrivés sur place, les médecins n’ont pas pu réanimer la jeune femme.

Le médecin régulateur avait préconisé des mesures de réhydratation

L’analyse du médecin régulateur du Samu, et son choix de ne pas envoyer les secours est au centre des investigations. Les bandes des appels téléphoniques ont été réquisitionnées par la police à l’hôpital. Selon le journal Sud Ouest, c’est un médecin libéral, en poste au Samu qui a pris les deux premiers appels. Il a préconisé « des mesures de réhydratation et d’apaisement » et orienté son conjoint vers le médecin de garde indique le communiqué du procureur. C’est maintenant un juge d’instruction qui va être chargé de mener l’enquête, et d’évaluer la responsabilité du Samu.