Donald Trump devrait bientôt affronter la journaliste E. Jean Carroll au tribunal. Dans une plainte déposée en novembre dernier, l’auteure accuse le président de viol et de diffamation. Un procès qui promet de faire couler beaucoup d’encre.

Pas d’immunité pour le président.

À quelques mois seulement des élections présidentielle de 2020, les nombreux soucis de Trump continuent de s’accroître.Ainsi, le The New York Times a révélé dans son édition du 7 août que la juge Verna L. Saunders a catégoriquement refusé la demande de Trump de repousser la procédure judiciaire enclenchée par la plainte déposée contre lui par E.Jean Carroll pour viol et diffamation.

L’affaire devrait donc donner lieu à un procès et Donald  Trump devra comparaitre au tribunal. Une victoire pour E. Jean Carroll mais qui pourrait ne s’avérer que temporaire. En effet, les avocats du chef d’Etat peuvent faire appel de cette décision. Ils devront toutefois trouver d’autres arguments que celui qu’ils avaient d’abord évoquer. D’après la défense de Trump, la Constitution accorderait au président en exercice l’immunité contre les procès en civil. Se basant sur un récent jugement rendu par la Cour suprême, la juge Verna L. Saunders a décidé que si Trump ne pouvait pas jouir l‘immunité absolue contre les assignations pénale de l’Etat, il ne pouvait pas non plus s’appuyer sur cette immunité dans le cas présent.

Retour sur les faits.

En juin 2019, E. Jean Carroll dévoilait dans les colonnes du magazine New York, qu’entre 1995 et 1996, Donald Trump l’aurait séquestrée dans une cabine d’essayage du magasin new-yorkais Bergdorf Goodman avant de l’attaquer brutalement: « Dès que la porte du vestiaire est fermée, il se jette sur moi, me pousse contre le mur, me frappe violemment la tête et pose la bouche sur mes lèvres. Je suis tellement choquée que je le repousse et recommence à rire. Il me saisit par les bras et me repousse une seconde fois contre le mur, il me serre contre le mur avec son épaule et met sa main sous ma robe de manteau et abaisse mon collant ».

Trump aurait déboutonné son pantalon, avant de l’agresser sexuellement et de la violer : « Il m’a pénétrée de force avec ses doigts, puis avec son pénis à moitié – ou complètement je ne suis pas certaine ».

La journaliste est arrivée à s’échapper en lui piétinant le pied avant de sortir en courant hors de la cabine.

Interrogés sur ses faits présumés, Donald Trump avait répondu à l’époque: « ce n’est pas mon genre de femme. »