Contraception masculine. Cette méthode, dénommée RISUG (pour Reversible Inhibition of Sperm under Guidance), se présente sous la forme d’une injection à réaliser directement dans le canal déférent — soit le canal via lequel les spermatozoïdes sortent des testicules. Le produit a pour rôle de bloquer le mouvement des spermatozoïdes et de ce fait, empêche la fécondation de l’ovule.

Plus de 97% d’efficacité

La vasectomie — qui consiste à sectionner les canaux déférents — et le préservatif sont à ce jour les seules options contraceptives pour les hommes. La vasectomie étant un acte définitif, elle est finalement peu pratiquée. D’où l’intérêt de développer des alternatives.

L’injection est réalisée sous anesthésie locale. Une procédure simple, rapide… et réversible ! Si le patient souhaite finalement procréer, une seconde injection permet d’annuler les effets du produit. Ce nouveau contraceptif n’est pas encore commercialisé, mais tous les tests préliminaires obligatoires ont été réalisés avec succès. « Le produit est prêt, nous attendons seulement les approbations réglementaires auprès des autorités indiennes. Les essais sont terminés, y compris la phase 3 des essais cliniques prolongés, pour lesquels 303 candidats ont été recrutés, avec un taux de succès de 97,3% », précise le docteur Sharma, chercheur à l’ICMR.

Aucun effet indésirable

Cerise sur le gâteau : aucun effet indésirable significatif n’a été rapporté au cours des six mois de suivi des participants. Seules une légère hypertrophie du scrotum (due à un œdème) et une légère douleur dans la région scrotale et inguinale se sont manifestées chez la plupart des individus et ont disparu en un mois sans aucune altération de l’activité de routine.

Quid de son efficacité ? Selon les chercheurs à l’origine du produit, le taux de réussite atteint les 97,3%. Chez six personnes, la procédure d’injection a échoué et l’azoospermie n’a pas été obtenue. Les chercheurs rapportent que l’azoospermie est apparue dans le mois suivant ce premier examen chez 82,7% des individus ; les 17,3% restants ont manifesté une azoospermie dans les trois à six mois.