Barbara Pompili a énoncé son plan en faveur du bien-être des animaux sauvages en captivité. Dans son viseur : les cirques, delphinariums et élevages de visons d’Amérique.

La France progresse sur le chemin de la protection des animaux sauvages. La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a présenté mardi 29 septembre 2020 son plan pour le bien-être des animaux sauvages en captivité.

« Il est temps que notre fascination ancestrale pour ces êtres sauvages ne se traduise plus par des situations où l’on favorise leur captivité par rapport à leur bien-être. »

Plus d’animaux sauvages dans les cirques itinérants

Dans le collimateur direct de la ministre, les cirques itinérants. Barbara Pompili a annoncé la fin « progressive » des animaux sauvages dans ces établissements nomades. Hippopotames, éléphants, ours, loups, lions ou tigres ne feront bientôt plus partie du spectacle.

À noter que cette interdiction ne touche pas les cirques installés de façon pérenne et ne concerne pas les animaux domestiques (ânes, chevaux, chameaux, dromadaires, lamas, alpagas, yacks, buffles, etc.).

La ministre n’a pour l’instant pas donné de calendrier pour faire respecter cette interdiction. « Ces animaux ne peuvent pas être remis dans leur milieu naturel et des solutions devront être trouvées au cas par cas », a ajouté la ministre, évoquant par exemple le transfert de ces animaux dans des zoos ou leur garde par leurs propriétaires après l’arrêt de leurs activités.

Les cirques qui choisiraient de poser leurs valises pour garder leur animaux devront quant à eux « respecter les mêmes normes que les parcs zoologiques ».

Vers la fin des delphinariums

La France ne verra plus de nouveaux delphinariums pousser sur son territoires. Les trois existants déjà vont quant à eux voir leur activité diminuer peu à peu. En parallèle, le gouvernement a annoncé l’interdiction de nouvelles introductions d’orques ou de dauphins dans ces établissements. Il n’y aura plus non plus de reproduction en captivité.

La ministre de la Transition écologique estime que les orques pourront être sortis de ce système d’ici deux ans. Les dauphins, eux, auront encore 7 ans ou plus à tenir. Car pour ce faire, il faut de nouvelles structures pour les accueillir, leur réintroduction en milieu naturel n’étant pas envisagée.

Le gouvernement a donc indiqué « travailler à la création d’un sanctuaire », sans plus de précisions.

Une aide à la reconversion

Consciente de l’effort considérable demandé aux cirques et aux éleveurs de dauphins, Barbara Pompili a fait état d’une enveloppe de « plus de 8 millions d’euros » pour accompagner les professionnels dans leur reconversion.

Alors que près de 400 collectivités territoriales ont déjà pris des arrêtés refusant l’accès aux cirques itinérants à leur territoire, la ministre de la Transition écologique les a appelées à « aider la profession » dans cette période de transition qui s’annonce complexe.