Alexia Duchêne a été victime de viol à l’âge de 15 ans. En effet, l’ancienne candidate de Top Chef a décidé de briser le silence lors d’une interview pour Atabula…Après la triste affaire d’agressions sexuelles du célèbre chef parisien, elle décide de lancer une opération de sensibilisation.

Le côté sombre des cuisines françaises

Si le sujet des violences en cuisine est évoqué depuis plusieurs années, il est actuellement sur toutes les lèvres, et particulièrement à travers des enquêtes édifiantes. Sans oublier l’énorme apport de la compagne « Je dis non chef » sur Instagram. Le monde de la cuisine est secoué par un scandale sexuel en ce mois d’août. En effet, un célèbre chef parisien, dont le nom devrait sortir bientôt dans la presse, est suspecté d’avoir harcelé et agressé sexuellement plusieurs femmes.

Cet horrible acte a été dénoncé par de nombreuses personnalités du monde de la gastronomie, et un appel a été lancé pour boycotter son établissement. Alexia Duchêne en fait partie. La cheffe cuisinière de 24 ans, est en effet engagée contre les violences dans l’univers de la cuisine. Dans un article publié par Atabula ce 17 août, elle affirme que certaines de ses amies ont quitté le métier à cause du sexisme : « Même sans attouchement ou quoi que ce soit, entendre des blagues lourdes tous les jours, à force, ça ne donne plus envie d’aller bosser.»

Violée lors de ses débuts, Alexia Duchêne sensibilise les cuisiniers

« Il faut en parler car, un jour, ces grands chefs tomberont, assure-t-elle à Atabula. On ne voudra plus aller chez eux, parce qu’ils se comportent comme des merdes, et c’est à ce moment là qu’on aura vraiment gagné.»a-t-elle déclaré, pour pousser les victimes à dénoncer les violences.

Malheureusement, elle a vécu le pire. En effet, l’ancienne candidate de Top chef s’est ouvert lors d’une interview pour le site Atabula. Par exemple, elle a annoncé à son équipe au lancement de son restaurant Datsha Underground «son viol, à 15 ans, par trois garçons de dix ans de plus qu’elle».

Une façon de sensibiliser tous les hommes qui travaillent à ses côtés. «C’est pas évident, c’est même très dur, mais ils ne se rendent pas compte que ça peut partir d’un rien, et arriver à tout le monde », a-t-elle expliqué à Atabula.

« Lorsque j’ai revu les mecs au procès, ils avaient du remords, ils ont dit qu’ils ne se rendaient pas compte…Mais les hommes n’ont tellement pas l’habitude d’avoir des représailles.»

La cuisinière, qui n’avait « que des mecs » dans son équipe à l’ouverture de Datsha Underground, leur a donné des règles à respecter. «Je leur ai dit que je voulais du respect envers tout le monde, que je refusais d’entendre des blagues sur qui que ce soit au restaurant ou en ma présence.». De cette façon, elle ne permettra pas au harcèlement de s’installer sous son toit !